Prompt prêt à copier
Aide-moi à écrire un premier email de prospection à une personne que je n'ai jamais contactée. Le prospect : [nom, fonction, entreprise, et ce que je sais de vérifié : actualité de l'entreprise, prise de poste, publication, projet annoncé, chiffre public ; indiquez la source de chaque élément] Ce que je propose, en une phrase, et à quel problème de ce type de client ça répond : [renseignez] La preuve la plus proche de sa situation : [un client comparable, un résultat chiffré, une référence, ou « aucune »] Le lien entre nous, s'il existe : [contact commun, événement, recommandation, ou « aucun »] Ce que je veux obtenir : [un échange de 20 minutes, une réponse à une question, une mise en relation] Produis : 1. L'ANGLE Trois angles possibles, chacun fondé sur un élément vérifié du prospect (pas sur une généralité de son secteur), avec en une ligne pourquoi ce fait le concerne maintenant. Si mes éléments vérifiés ne suffisent pas pour un angle crédible, dis-le : mieux vaut chercher un fait de plus qu'envoyer un email générique. 2. L'EMAIL, sur l'angle le plus solide Contraintes strictes : - 90 mots maximum, lisible sur un téléphone, - la première phrase parle de lui, jamais de nous, - une seule idée, un seul lien entre son enjeu et ce que nous faisons, - la preuve en une phrase, chiffrée si je l'ai donnée, - une demande minuscule et facile à accepter (une question à laquelle il peut répondre en un mot vaut mieux que « un créneau de 30 minutes »), - aucune flatterie, aucun « j'espère que vous allez bien », aucune pièce jointe, - objet de 4 à 6 mots, sans majuscules abusives ni promesse. 3. LA VARIANTE Le même email sur le deuxième angle, pour tester lequel obtient des réponses. 4. LES DEUX RELANCES - J+4 : 3 lignes, en réponse au premier email, qui apporte un élément nouveau (une ressource, un exemple), pas un « je me permets de revenir vers vous ». - J+10 : 2 lignes, qui propose de clore et laisse la porte ouverte. 5. CE QU'IL NE FAUT PAS FAIRE AVEC CE PROSPECT Les 3 erreurs les plus probables d'après son profil et sa fonction (jargon, ton, longueur, mauvais moment). 6. LE CONTRÔLE Relis l'email produit et dis en 3 lignes ce qui reste générique dedans et pourrait être envoyé à n'importe qui. Si cette part dépasse la moitié, réécris. Règles : n'invente aucun fait sur le prospect ou son entreprise ; utilise uniquement ce que je t'ai donné avec sa source. Aucune fausse urgence, aucune promesse de résultat. Respecte les règles de prospection applicables : un premier contact professionnel, avec une possibilité claire de ne plus être sollicité.
Quand l’utiliser, quand s’en passer
Ce que vous y gagnez : Les emails de prospection à froid sont ignorés parce qu'ils parlent de l'expéditeur. Écrire un vrai email personnalisé prend vingt minutes de recherche et de rédaction, alors on envoie le modèle. Ici, à partir de trois faits vérifiés sur le prospect, vous obtenez en dix minutes un email court qui parle de lui, avec ses deux relances et ce qu'il ne faut pas écrire.
À utiliser
- Pour contacter un décideur qui vient de prendre son poste ou dont l'entreprise a annoncé un projet récent.
- Quand vous voulez tester deux angles d'approche sur deux lots de prospects comparables.
- Pour remplacer un modèle d'email générique qui n'obtient plus de réponses par un premier contact vraiment personnalisé.
À éviter
- Si le prospect a déjà été contacté et ne répond plus : passez au prompt « Relancer un prospect resté silencieux ».
- Pour un envoi de masse à une liste achetée sans fait vérifié sur chaque destinataire.
- Si vous n'avez trouvé aucun fait récent et sourcé sur la personne : cherchez-en un avant d'écrire.
Erreurs fréquentes et comment les corriger
La première phrase parle de votre entreprise au lieu du prospect.
Relance à envoyer :
Réécris la première phrase pour qu'elle parle uniquement du prospect et du fait vérifié que je t'ai donné, sans mentionner notre entreprise.
L'email dépasse 90 mots et demande d'emblée un rendez-vous de 30 minutes.
Relance à envoyer :
Ramène l'email sous 90 mots et remplace la demande de rendez-vous par une question à laquelle il peut répondre en un mot.
L'angle s'appuie sur une généralité du secteur ou un fait que vous n'avez pas fourni.
Relance à envoyer :
Supprime tout élément sur le prospect que je n'ai pas donné avec sa source, et refonde l'angle sur l'un de mes faits vérifiés.
Questions fréquentes
Comment écrire un email de prospection qui obtient des réponses ?
Faites court, lisible sur mobile, et commencez par un fait précis qui concerne le prospect. Reliez une seule idée à son enjeu, ajoutez une preuve chiffrée si vous en avez une, et terminez par une demande facile à accepter. Évitez flatterie, pièce jointe et objet racoleur.
La prospection par email B2B est-elle autorisée sans consentement ?
En France, la CNIL admet la prospection par email entre professionnels sans consentement préalable si le message est en rapport avec la profession de la personne. Celle-ci doit être informée de l'utilisation de son adresse et pouvoir s'opposer facilement à tout nouvel envoi, par exemple via un lien de désinscription.
Combien de relances après un email de prospection sans réponse ?
Deux relances suffisent en général. La première, quelques jours après, apporte un élément nouveau (une ressource, un exemple) plutôt qu'un simple rappel. La seconde, une semaine plus tard, propose de clore l'échange tout en laissant la porte ouverte. Au-delà, l'insistance nuit à votre image.
