Prompt prêt à copier
Voici les éléments d'une proposition commerciale. Rédige la synthèse exécutive d'une page que le décideur lira. Ce que le client nous a dit de son enjeu (notes de découverte, comptes rendus, cahier des charges) : [collez, avec ses mots exacts quand vous les avez] Ce que nous proposons (proposition détaillée ou plan) : [collez ou joignez] Les chiffres : [prix, durée, ce que le client économise ou gagne d'après ses propres données, ou « pas de chiffrage d'impact »] Le décideur et ce qui compte pour lui : [fonction, ce qu'il a dit ou ce que son sponsor en dit] Les concurrents en lice et ce qui nous distingue factuellement : [renseignez, ou « inconnu »] La décision attendue et la date : [renseignez] Produis : 1. LA SYNTHÈSE EXÉCUTIVE Une page, 350 mots maximum, structure imposée : - Titre : le résultat pour le client, pas le nom de notre offre. - Votre enjeu : 3 lignes, dans les mots du client, qui montrent qu'on a compris ce qu'il veut résoudre et ce qui se passe s'il ne le résout pas. - Ce que nous proposons : 4 lignes, le quoi et le comment, sans jargon produit. - Ce que ça change : 3 résultats concrets, chiffrés uniquement avec les données que je t'ai fournies, avec leur échéance. - Ce que ça coûte : le prix, ce qu'il inclut, les conditions principales, en 3 lignes, sans le cacher en bas de page. - Pourquoi nous : 2 raisons factuelles liées à cet enjeu (référence comparable, expertise vérifiable), jamais une liste de qualités. - La décision : ce que nous demandons, à qui, pour quand, et la prochaine étape. 2. LE CONTRÔLE « PARLE-T-ON DU CLIENT ? » Compte les phrases qui parlent du client et celles qui parlent de nous. Si nous dominons, réécris. Signale toute phrase que n'importe quel concurrent pourrait écrire. 3. LES CHIFFRES ET LEURS SOURCES Tableau : Chiffre utilisé | Source (donnée client, notre proposition, hypothèse) | À valider avec le client ? Aucun chiffre d'impact sans source : une hypothèse est écrite comme telle. 4. LES QUESTIONS QUE LE DÉCIDEUR VA POSER Les 5 questions probables à la lecture (risque, délai, dépendance, ce qui se passe si ça ne marche pas, comparaison avec l'alternative) et la réponse en 2 lignes pour chacune, à préparer pour l'oral ou à ajouter en annexe. 5. LA VERSION EMAIL Le même contenu en 10 lignes, pour le message qui accompagne l'envoi de la proposition, avec la décision demandée en dernière ligne. Règles : rien qui ne soit dans les éléments fournis ; aucun superlatif ; aucun bénéfice chiffré sans donnée du client. Si les notes de découverte ne contiennent pas l'enjeu du client dans ses mots, dis-le : la synthèse ne peut pas être bonne sans ça. Si le prix, la décision attendue ou sa date manquent, écris [À COMPLÉTER] à leur place plutôt que de les estimer.
Quand l’utiliser, quand s’en passer
Ce que vous y gagnez : La proposition fait quarante pages et le décideur en lit une, souvent la première, souvent la moins bonne : un rappel de qui nous sommes. Ici, à partir des notes de découverte et de la proposition détaillée, le commercial obtient en quinze minutes la synthèse d'une page qui parle du client, chiffre ce qui compte pour lui, et demande une décision.
À utiliser
- Quand une proposition de quarante pages doit être lue en une page par un directeur qui n'a pas assisté à la découverte.
- Pour réécrire une première page qui présente votre entreprise au lieu de l'enjeu du client.
- Avant l'envoi d'une offre, pour rédiger l'email d'accompagnement qui demande une décision datée.
À éviter
- Pour produire tout le mémoire de réponse à un appel d'offres : utilisez le Cowork « Répondre à un appel d'offres de bout en bout ».
- Si vos notes de découverte ne contiennent pas l'enjeu du client dans ses mots : retournez d'abord le chercher.
- Pour la rédaction ou la relecture des conditions contractuelles, qui relèvent du juridique.
Erreurs fréquentes et comment les corriger
La synthèse affiche un gain chiffré qui ne repose sur aucune donnée du client.
Relance à envoyer :
Retire tout bénéfice chiffré qui ne vient pas d'une donnée client que je t'ai fournie, ou présente-le explicitement comme une hypothèse à valider.
Le titre reprend le nom de votre offre au lieu du résultat pour le client.
Relance à envoyer :
Remplace le titre par le résultat concret que le client obtiendra, formulé avec ses mots, sans le nom de notre offre.
La partie « Pourquoi nous » aligne des qualités que n'importe quel concurrent pourrait revendiquer.
Relance à envoyer :
Réduis « Pourquoi nous » à deux raisons factuelles liées à cet enjeu précis, comme une référence comparable, et supprime tout superlatif.
Questions fréquentes
Qu'est-ce qu'une synthèse exécutive dans une proposition commerciale ?
C'est la première page d'une proposition, écrite pour le décideur qui ne lira pas le reste. Elle résume l'enjeu du client, la solution proposée, les résultats attendus, le prix, les raisons de vous choisir et la décision demandée avec sa date. Elle tient sur une page.
Quelle longueur pour une synthèse exécutive ?
Une page, soit environ 300 à 400 mots. Au-delà, le décideur décroche. Chaque paragraphe doit être court : quelques lignes pour l'enjeu, la proposition, les résultats et le prix. Les détails techniques, le planning et les références complètes vont dans le corps de la proposition ou en annexe.
Comment chiffrer les bénéfices dans une proposition commerciale ?
Appuyez-vous sur les données du client lui-même : volumes, temps passé, coûts actuels qu'il vous a communiqués. Indiquez la source de chaque chiffre et l'échéance du résultat. Présentez toute estimation comme une hypothèse et faites-la valider par le sponsor, car un chiffre écrit peut être lu comme un engagement.
